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Objectifs du groupe international des CEMEA Pays de la loire

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Objectifs du groupe international

Une éducation à l’international et l’interculturel



L’essence de notre action

Nous vivons dans une société mondiale. C’est une réalité incontournable. La mondialisation s’accélère avec des conséquences tant à l’échelle internationale que locale. Désormais, le niveau local et le niveau global sont parfaitement interdépendants et indissociables. Nous avons raison de nous opposer sans relâche à une forme de mondialisation accélérée à laquelle nous assistons et d’en redouter les effets dévastateurs sur le plan économique. De même nous avons raison de réfléchir aux dérives possibles du sentiment identitaire collectif, du replis sur soi que cela pourrait engendrer.
Nous devons donc multiplier les possibilités d’échanges et de développement de coopérations internationales comme autant de chances objectives de mieux comprendre le monde qui nous entoure et de transformer cette mondialisation.
Dans ces conditions, les dimensions internationales et interculturelles doivent être présentes en permanence dans la réflexion et l’action d’acteurs engagés dans l’éducation populaire. Ce qui est en jeu c’est de construire et de multiplier les situations inductrices de rencontres avec l’autre, avec l’ailleurs, d’autres réalités, d’autres cultures.

Les enjeux de notre action

1 Renforcer la mobilité des professionnels et des volontaires

Renforcer la mobilité des jeunes c’est dans un premier temps permettre la mobilité des professionnels et des volontaires et de travailler avec ces derniers la pédagogie du départ et de la rencontre. C’est aussi à travers nos formations, donner la possibilité à des animateurs professionnels et travailleurs sociaux en fin ou en cours de formation, de vivre une expérience personnelle et professionnelle dans un autre pays : partir, vivre, et travailler dans un autre pays européen, découvrir d’autres langues, d’autres repères et d’autres pratiques pédagogiques chez un de nos partenaires européens.
C’est ainsi que les CEMEA ont organisés et mettent en oeuvre plusieurs projets. Quelques exemples :
en 2007 un stage d’approfondissement BAFA en Italie
en 2008 deux stages d’approfondissement BAFA en Italie et en Roumanie ainsi qu’un stage d’animateur professionnel concernant 5 stagiaires BPJEPS sur une durée de 14 semaines en Italie (dans le cadre du dispositif Léonardo de Vinci)
en 2009 pendant deux semaines c’est l’ensemble d’une promotion (Bpjeps ou Dejeps) qui part dans un pays européen...

2 Renforcer la mobilité des jeunes

Renforcer la mobilité des jeunes c’est aussi aider différentes structures éducatives dans la préparation de leurs séjours. C’est ainsi que les CEMEA soutiennent certaines structures : Office Municipal de St Nazaire sur un échange franco-polonais, séjour en Italie avec le foyer éducatif de Trémeac -Nantes (projet en cours, à confirmer), formation PEL/JS sur les questions interculturelles et internationales, la ville de St Jean Boiseau ou l’association AROEVEN sur des séjours en Roumanie...
L’aide méthodologique consiste à accompagner les structures sur les aspects suivants :
connaissance des pays et mise en contact avec des partenaires
connaissance des dispositifs et de l’agence française du programme européen de la jeunesse
aide autour de la méthodologie du départ à l’étranger : association des jeunes, travail sur les représentations et les stéréotypes, préparation linguistique, travail avec les partenaires autour des objectifs réciproques, réflexion sur l’immersion et les activités qui permettent une réelle rencontre...

3 Travailler sur la pédagogie du dépar

t
Travailler sur cet objectif nécessite de travailler sur la mobilité des professionnels, des adultes et de réfléchir sur les conditions nécessaires à la réalisation de séjours internationaux ayant une réelle plus-value éducative et citoyenne. Rencontrer est un art difficile ; cela s’apprend ; l’enseigner à tous est la tâche première de notre communauté. » Albert Jacquard. Partir, accueillir, rencontrer cela s’apprend ! Cela nécessite de la part des organisateurs de mettre en oeuvre certaines conditions et de travailler la méthodologie des projets internationaux (travail sur les représentations, préparation linguistique, travail sur l’immersion et la démarche de projet, la place essentielle des personnes dans la construction et la mise en oeuvre du projet...)
Cette question est donc abordée tant dans nos formations que dans les actions avec les organisateurs dans le cadre de partenariat.

4 Permettre une éducation de l’Europe et du monde

Par éducation à l’Europe et au monde, on entend mieux connaître nos histoires, nos réalités respectives. On repère que la citoyenneté européenne doit se construire au-delà des discours dans une mise en oeuvre concrète et palpable. Pour des mouvements d’éducation populaire, cela consiste entre autres à échanger sur nos réalités respectives sur l’éducation formelle, spécialisée, non formelle (terme européen pour parler de l’animation socioculturelle). C’est donc travailler à la connaissance de différents pays : des politiques jeunesses des différents pays, des organisateurs (structure, financement, projet éducatif, pédagogie, mode de fonctionnement...), des publics (spécificité de l’enfance et la jeunesse de chaque pays, des besoins, des conditions sociales...), des différentes pratiques pédagogiques...
C’est ainsi que les CEMEA, par exemple, participent depuis plusieurs années à des rencontres internationales dans le cadre de plusieurs réseaux : la Ficemea (Fédération Internationale des Cemea représentée dans près de 25 pays), EAICY (réseau européen d’éducation non formelle) Les militantEs des CEMEA ont participé à plusieurs rencontres dans le cadre de ces deux réseaux (une dizaine ces cinq dernières années)
Les CEMEA sur la Loire Atlantique ont aussi été et sont à l’initiative de plusieurs rencontres. Deux exemples :
Séminaire international et européen de juin 2006 se déroulant à la Plaine sur mer et à St Herblain (centre socioculturel du Sillon de Bretagne) rassemblant ainsi des délégations d’Italie, du Portugal, de Roumanie, de Lituanie, de Palestine, de Nouvelle Calédonnie. Ce séminaire consistait à provoquer des rencontres avec des nouveaux partenaires (hors Italie) afin d’échanger, de mieux se connaître et de construire des projets communs.
Journée d’étude en construction pour le 13 mars 2008 (à Nantes) sur les dispositifs favorisant la mobilité, les législations européennes sur la protection des mineurs, l’abord des questions autour des prises de risque en Europe. Les délégations représentées doivent venir d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne et d’Irlande.

Ces échanges ont pour objectif de construire des projets au-delà des formations communes. C’est ainsi par exemple que les CEMEA co-organisent avec les partenaires roumains et italiens dès l’été 2008 des séjours internationaux avec des espaces de rencontres internationales de jeunes. Ces rencontres consistent donc à vivre quelques journées avec des jeunes de plusieurs pays et une équipe internationale.

5 Développer des pratiques interculturelles

L’enjeu est bien d’intégrer la dimension interculturelle dans le parcours éducatif de tout citoyen dès son plus jeune âge, de lui offrir des possibilités d’apprentissage de l’altérité tout au long de sa vie pour lui permettre d’acquérir des compétences interculturelles. Des positionnements éducatifs et des propositions pédagogiques doivent être construits à partir de regards croisés européens et internationaux : être conscient de sa propre culture, de ses références et entre dans un dialogue réel pour pouvoir construire ensemble des expériences, des perspectives.
Nous devons donc avoir cette attention et travailler sur les outils (créations et analyses de ceux qui existent) afin de sensibiliser les jeunes, les professionnels et volontaires sur ces questions.

6 Aider, favoriser l’émergence de projets solidaires

La solidarité internationale doit pouvoir se vivre concrètement auprès dès jeunes afin que cette solidarité puisse prendre du sens. Nous devons accompagner les jeunes dans cette démarche :
le projet à l’initiative des jeunes est une base fondamentale et nécessaire
l’existence d’un partenaire est une nécessité pour que le projet réussisse
le projet doit être le résultat d’une co-construction et la place du partenaire étranger doit être suffisante au risque d’avoir une attitude inconsciente post-coloniale. On peut indirectement imposé nos points de vue, nos manières de voire et nos manière d’être. La rencontre internationale nécessite de se décentrer sur sa propre personne, sa propre situation et son propre contexte.
C’est pour cette raison que les CEMEA sont membres de la Maison des Citoyens du Monde et participent à certaines manifestations (deux cafés pédagogiques par exemple dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale en novembre 2007)

De même les CEMEA ont été la structure qui a permis la mise en place du projet « Des ponts au-delà du mur » au cours de l’été 2007. Les CEMEA sont à l’initiative de la création de l’association Génération Palestine 44.
Au cours de l’été 2007, ce sont 10 jeunes (18-35 ans) qui sont partis en Palestine. Ces séjours d’été sont l’occasion de découvrir par eux-mêmes la réalité du quotidien des Palestiniens, la réalité de l’occupation, de la ségrégation par le mur... . La compréhension géopolitique de ce conflit est un acte majeur même au niveau de la politique locale. Elle permet de comprendre que ce conflit n’oppose pas deux civilisations (les occidentaux contre les musulmans). Le conflit qui oppose le peuple palestinien, privé d’Etat, à Israël, n’est ni religieux, ni culturel, ni ethnique ; il s’agit encore moins d’une « guerre contre le terrorisme ». La situation est certes complexe mais le respect du droit, par tous, est la seule alternative à la loi du plus fort, à la guerre et à la logique simpliste du « choc des civilisations », qui fait de la diversité un facteur d’affrontement. C’est la seule solution pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens.
Le projet est bien un projet de solidarité parce que :
nous organisons une restitution au retour sur la Palestine (exposition réalisée par les CEMEA présente en Novembre à Cosmopolis, pendant Ramdam en mars 2008...)
ce projet concerne des jeunes d’origines sociales différentes (billets d’avions pris en charge collectivement en fonction des moyens des personnes)
nous avons co-animé un centre de loisirs sur le camp de réfugiés de Faraa avec une organisation scout laïque locale. D’ailleurs 5 membres de cette organisation se sont rendus en France trois semaines en juin 2007 dont une semaine sur Piriac sur mer.
L’objectif était bien de se donner les moyens de ce partenariat et de cette co-construction.

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